Le local de l’agence de 80 m² sis 3 rue de Bonald 69007 Lyon présente les caractéristiques bâties suivantes : un rez-de-chaussée (plus un étage de type mezzanine haute) traversant dans un immeuble construit en 1898 (architecte Nicolas Vernon) orienté sud (sud-sud-ouest).
Des analyses solaires réalisées avec Heliodon d’une façade d’un bâti dans des modèles bâti et topographique permettent la mesure théorique de la puissance (maximale ou réelle) en W ou en W/m² du seul rayonnement direct pour un ciel sans nébulosité reçu par la vitrine de l'agence.
La protection solaire de la vitrine par un store à projection a été privilégiée à celle par un brise soleil horizontal fixe (casquette) pour des raisons architecturales et historiques d’autant plus dans le « Périmètre d’intérêt patrimonial » de La Guillotière du PLUI-H de la Métropole de Lyon. Ici, au tout début du 20 ème siècle, la protection par des stores à projection était fréquente comme en témoignent des vestiges de mécanismes encore présents sur les façades des immeubles.
La protection solaire de la vitrine (vitrage + huisseries + panneaux) par store à projection vise à réduire au minimum les trois transferts thermiques solaires vers l'intérieur de l'agence :
- radiatif, c'est-à-dire par rayonnement direct et diffus via le vitrage, la chaleur étant transportée sous la forme d'une onde électromagnétique (photons) dans un spectre de longueur d'onde, qui traverse le vide sur des distances immenses à la vitesse de la lumière interagissant avec l'atmosphère (mais pas à l'échelle de l'épaisseur d'air de la canopée urbaine) sous la forme d'absorption (dont des solides) et de diffusion (ciel bleu) ;
- conductif, la chaleur se transmet de proche en proche via les huisseries (pont thermique) et panneaux, les molécules s'agitant au sein de ces solides ;
- convectif, la chaleur se transmet de proche en proche via l'air à l'intérieur de l'agence, les molécules se déplaçant au sein ce ce fluide à partir du contact du côté intérieure de la vitrine ;
- convectif, lors de l’ouverture de la porte via le trottoir dont l'air au dessus pourrait voir sa température exacerbée par conducto-convection au contact du trottoir, trottoir qui bénéficie maintenant d’une occultation du flux radiatif solaire direct une grande partie de la journée.
Le store à projection a été défini par ces paramètres : hauteur au-dessus de la vitrine (fixé sous le bandeau d’étage de l’immeuble mais sera fixé sous le coffre du rideau métallique pour plus d'efficacité de protection solaire de la vitrine et du trottoir), largeur (4 mètres), longueur des avancées (bras mobiles de 2 mètres de long) et toile avec des caractéristiques thermiques énergétiques spécifiques (transmission solaire 0 %, réflexion solaire 2 % et absorption solaire 98 %, pour un facteur solaire de 5 %). Compte tenu de la fonction visée de ce store, c’est-à-dire un confort thermique à l'intérieur de l'agence (pas extérieur sauf au déjeuner sur le trottoir : table et chaises), et de sa hauteur de fixation, l’émission infrarouge thermique par la toile n’est donc pas un problème. La toile est de la marque Dickson collection Orchestra Noir 6028. Le store est commandé auprès de l’entreprise lyonnaise Alligastore responsable de son installation.
La ventilation naturelle très matinale du local par l’ouverture prolongée de toutes ses portes et fenêtres a pour objectif de déstocker sa masse bâtie intérieure de ses calories accumulées la veille, cela, bien sûr, en fonction de la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur.
La ventilation mécanique intérieure par deux ventilateurs de plafond (brasseurs d’air) vise tout d’abord à renforcer la ventilation naturelle matinale.
Ensuite, au cours de la journée (portes et fenêtres fermées), la ventilation mécanique intérieure permet d'abaisser la température corporelle à l'échelle de la surface de la peau mais pas de la température de l'air à l'échelle du local. Cet abaissement de température corporelle relève de trois phénomènes : la sudation (sécrétion de gouttes de sueur à la surface de la peau par thermorégulation du corps), l'évaporation de ces gouttes de sueur à la surface de la peau et le transfert énergétique entre la peau/l'air (dans la couche limite à la surface de la peau) et les gouttes de sueur pour leur passage de l'état liquide à l'état gazeux. C'est par conséquent un double phénomène thermodynamique. A l'équilibre thermodynamique, la pression de vapeur d'eau est à pression de vapeur saturante dans la couche limite à la surface de la peau. Le souffle d'air du ventilateur sur la peau va rompre cet équilibre thermodynamique abaissant la pression partielle de vapeur d'eau dans la couche limite à la surface de la peau provoquant l'évaporation des gouttes de sueur (devenues vapeur d'eau). Cette évaporation (changement d’état d’eau liquide à gaz sans changement de température) nécessite de l'énergie puisée sur la peau et dans l'air de la couche limite de la peau abaissant leur température (énergie absorbée par la vapeur d'eau appelée aussi chaleur latente), évaporation favorisée par la vitesse de l’air des ventilateurs.
Deux ventilateurs de plafond de 141 cm de diamètre (à vitesses variables et réversibles pour l’hiver) dont la localisation dans l’agence a été étudiée pour satisfaire les deux fonctions qui leur a été assignées (aide à la ventilation naturelle matinale et abaissement de la température corporelle à l'échelle de la surface de la peau) complètent ainsi l’adaptation de l’agence d’une façon active. Les ventilateurs sont assemblés à Lyon par l’Atelier Loupiote (modèle Mistral avec des pales en bois clair). Ils sont installés par l’entreprise lyonnaise Pierre Pascal électricité.
